Les élastiques
Une résistance qui croît jusqu'en fin de mouvement, et ce que ça apprend au système nerveux.
Mise à jour le 20 août 2026
Quand tu fais un mouvement explosif, ton corps active une co-contraction en fin d'amplitude : tes muscles antagonistes se contractent pour protéger l'articulation. C'est un mécanisme de sécurité automatique, mais il bride ta puissance.
L'élastique crée une résistance qui augmente progressivement jusqu'en fin de mouvement. Ton système nerveux s'adapte et apprend à réduire ce freinage involontaire. Résultat : plus de force exprimée sur la totalité du mouvement.
3 exercices
Squat avec élastique. Passe l'élastique sous tes pieds, croise-le en X sur tes épaules ou fixe-le à une barre. La résistance augmente à la montée. Pousse le sol, intention maximale à chaque répétition.
Développé couché avec élastique. Fixe l'élastique aux extrémités de la barre et à un point d'ancrage au sol. La résistance est maximale en extension. Concentre-toi sur la vitesse de poussée, pas sur la charge.
Landmine thruster avec élastique. Fixe l'élastique à la barre côté chargé et ancre-le au sol derrière toi. Le mouvement combine le drive des jambes et la poussée des bras en un seul geste continu. Excellent transfert pour le combat : uppercut, frappe en montée.
Le protocole
- Répétitions : 4 à 8 par série
- Séries : 3 à 5
- Repos : 3 à 5 minutes entre chaque série
- Charge : légère, 40 à 60 % de ton maximum
- Intention : vitesse maximale à chaque répétition
- Règle d'arrêt : dès que la vitesse se dégrade, tu stoppes la série. Pas de négociation.
- Volume : 1 à 3 exercices avec élastique par séance au maximum
Fréquence recommandée : 2 fois par semaine au maximum sur les mêmes schémas de mouvement.
Ce qu'il faut retenir
La puissance ne se développe pas seulement en soulevant plus lourd. Elle se développe en apprenant à ton système nerveux à exprimer la force plus vite, sans se freiner lui-même. Les élastiques sont un outil d'éducation neurologique, pas seulement de résistance.
La qualité prime sur la quantité.
Et ils ne se posent pas n'importe quand dans une préparation. À 12 semaines d'un combat, tu as le temps de construire la force avant de la rendre explosive. À 3 semaines, ce travail ne sert plus à la même chose. C'est la date qui décide, pas l'outil.
Avant d'appliquer ça
Sais-tu où tu en es ?
15 questions, deux minutes, rien à rédiger. En retour, ton profil physique sur 6 axes et les trous que tu ne vois pas.
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