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La méthode SIT

Des sprints courts à intensité maximale, récupération longue. Le cardio qui sert vraiment en combat.

Mise à jour le 20 août 2026

Le Sprint Interval Training, c'est un protocole basé sur des sprints courts à intensité maximale, entrecoupés de récupérations longues.

Contrairement au HIIT classique, on parle ici d'efforts maximaux : tu donnes littéralement tout ce que tu as sur chaque répétition. Simple, court, brutal, et surtout validé scientifiquement.

Ce que dit la science

Koral et al., Journal of Strength and Conditioning Research, 2018. 6 séances de SIT sur 2 semaines chez des athlètes entraînés :

  • VMA : plus 2,3 %
  • Puissance de pic : plus 2,4 %
  • Puissance moyenne : plus 2,8 %
  • Temps sur 3 000 m : moins 6 %
  • Temps d'épuisement à 90 % de la VMA : plus 42 %

2 semaines, 6 séances, aucun équipement coûteux.

Lloria-Varella et al., European Journal of Applied Physiology, 2023. Une seule session de SIT, 8 fois 15 secondes à intensité maximale avec 2 minutes de repos, suivie d'une récupération neuromusculaire et autonomique complète en moins de 24 heures chez des athlètes très entraînés. Force maximale, puissance, variabilité cardiaque nocturne : aucun déficit le lendemain.

Frontiers in Physiology, 2025. 6 semaines de SIT contre entraînement traditionnel chez des coureurs de fond de haut niveau : le groupe SIT montre une supériorité significative sur le 3 000 m, le temps d'épuisement et la VO₂ max.

Pourquoi c'est fait pour toi

La boxe, le kickboxing, le muay thaï et le MMA sont des sports à demande énergétique intermittente de haute intensité. Tu travailles en rafales explosives, tu récupères, tu recommences.

Le SIT reproduit exactement ce schéma. Il développe en même temps :

  • Le système aérobie, donc une meilleure récupération entre les rounds.
  • Le système anaérobie, donc plus de puissance sur les échanges.
  • La capacité à répéter l'effort maximal, donc tu gardes ton niveau en fin de combat.

Et avec une récupération complète en 48 heures pour la plupart des gens, tu peux le poser sur tes jours déjà intenses.

Le protocole, version sports de combat

4 à 7 fois 30 secondes à intensité maximale. Récupération de 3 à 4 minutes entre chaque sprint. 3 séances par semaine. Bloc de 2 à 6 semaines.

Supports possibles : corde à sauter en sprints de vitesse, sac de frappe en rafales maximales, navettes courtes de 5 à 10 m, vélo ou ergomètre.

La règle d'or : chaque sprint est à fond. Si tu peux parler à la fin, tu n'as pas assez poussé.

Ce que le SIT ne fait pas à ta place

C'est un outil puissant, mais mal intégré, ce n'est que du cardio au hasard.

L'erreur la plus fréquente : faire du SIT en plus de tout le reste, sans ajuster le volume global. Tu accumules alors la fatigue sans en tirer les adaptations.

1 bloc de SIT dure 2 à 6 semaines, et c'est justement là que ça se joue : il faut savoir où le poser. À 12 semaines d'un combat, il n'arrive pas au même moment qu'à 3 semaines. C'est la date qui commande, pas la méthode.

Avant d'appliquer ça

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